Quelles sont les sensations que vous ressentez en bodysurf ?
Pour ma part je trouve que la vitesse ressentie est moins grande qu'en surf ou bodyboard ce qui est logique puisque le corps en se déplaçant dans l'eau oppose plus beaucoup plus de frottements
qu'une planche.
L'avantage est de faire corps avec la vague et cette sensation est incroyable, on sent la force et l'énergie de la vague, l'eau se durcir avec la vitesse et glisser sur le corps et la peau
(même à travers une combinaison). On sent également un appui à certains moments sur la main posée sur l'eau ou sur le handboard.
La tête est plus proche de la surface de l'eau, voire même dans l'eau en cas de take off en dauphin. C'est la garantie de la vision éphémère de tubes dans lesquels se faire enfermer sur de
petites vagues cassant près du bord (souvenir d'une session d'été en Vendée).
La sortie de vague peut se faire en plongeant dans la vague mais seulement si on est sûr qu'il y a assez de fonds car sinon il y a risque de tassement de vertèbres en heurtant le fond
ou même pire.
Le canard (passage sous les vagues) pour remonter vers la zone de take off est facilité du fait de l'absence de planche vous maintenant à la surface ou proche de la surface.
Enfin le bodysurf c'est la liberté ! Une paire de palmes, la vague et vous un point c'est tout ! (et éventuellement une combinaison et un handboard)
Extraits d'échanges de mails avec Nicolas qui bodysurfe à 'Hossegor :
"Si les vagues déroulent longuement, je me fait de ces distances ... en fait, aussi longues qu'en surf ou en bodyboard ! Seul le moyen change."
"L'avantage de faire du Bodysurf, est que l'été, je vais dans les baignades où de bonnes vagues déroulent souvent, puisque les MNS choisissent des sites où il y a un banc de sable (moins de
courant que dans une baïne). Et là, je suis le roi : pas de surfeurs, pas de bodyboardeurs. Juste moi qui prends tout ce que veux, en slalomant parfois entre les nombreux baigneurs."
"même quand les vagues font 30 cm, je m'amuse à les prendre tout droit, en me mettant le corps bien à plat, les bras tendus en avant, et le visage dans l'eau. La vague te porte j'usqu'au bord de
cette manière !"
"J'ai déjà fait des tubes, sur des vagues aux épaules courtes. Il m'est même arrivé de me ralentir sur certaines vagues qui poussent et qui sont "trappues", afin de ne pas être en avance sur
elles ! C'est plus facile de faire des tubes comme ça. Quand je dis "faire un tube", j'entends : être dedans, et sortir. Car sinon, tuber sur quelques mètres pour finir enfermé dans le tube, ça
m'arrive souvent (à Hossegor, les vagues sont creuses et puissantes)."
"J'apprécie les deux : avec ou sans handboard. C'est différent : sans handboard, le contact avec la vague est plus proche et complet. Le handboard te décolle de la vague. Très intéressant aussi
pour la qualité de la glisse, et la vitesse."
Why writing a web-log about handboards and bodysurfing ?
When I decided to build my own handboard I searched on the web about dimensions, materials, shapes and found very few informations but a French web page. So I
gathered as much as I could in this little site and I hoped It can be useful to someone.
Let me know if you made yours and send me photos if you want it to be seen by other bodysurfers.
Photographers, you can also send me a message if you recognise one of your pictures and want me to credit you for it.
Petit sujet qui divise les bodysurfers : fait on encore du bodysurf si on utilise un handboard ?
La technique est un peu différente puisqu'on utilise beaucoup plus l'appui de la ou des mains sur la vague par l'intermédiaire du handboard lorsqu'on en
utilise un.
La sensation de glisse sous la main est beaucoup plus forte, le take-off est facilité par la glisse supplémentaire (mais l'utilisation des bras pour nager est plus
difficile), la vitesse est augmentée et permet de passer des sections rapides.
Donnez moi votre avis. Utilisez vous un handboard ? Peut être dans des conditions particulières ?
Que pratiquez vous ?
Le bodysurf, le handboard, le surf shortboard, le surf longboard, le bodyboard, le paipo/bellyboard, le windsurf, un sport de glisse sur neige, rien de tout
ça ?
D’où venez vous ?
Un autre site de glisse, un moteur de recherche, Overblog, vous êtes tombé là par hasard ?
Le bodysurf : c’est la façon la plus élémentaire, mais pas forcément la plus facile, de prendre et surfer une vague,
c'est-à-dire en utilisant son corps pour glisser sur l’eau.

photo par Patrick O'Leary à Point Panic, Oahu
chez nous c'est souvent comme çà :
et à Hawaii ça ressemble à ça :
Ici LE maître (Mark Cunningham) sur LA vague (Pipeline)
Bon, il ne faut pas s'affoler en voyant cette dernière photo, c'est à la portée de tout le monde dans les petites mousses du bord mais ça devient plus compliqué
lorsqu’on veut suivre le déferlement de la vague (en travers) ou faire quelques figures. Pour cela un handboard (ou handgun) peut aider à se diriger et donner un appui supplémentaire sur la
vague, et donc finalement de la vitesse.
Ici on voir le bodysurfer s'appuyer sur un handboard avec ses deux mains
Handboard ou Handgun : petite planche que l’on place sous une main (ou les deux) pour prendre appui sur la
vague. Certains modèles sont commercialisés mais rares en France alors j’ai choisi d’en fabriquer un. Ce n’est pas forcément moins cher mais c’est sympa d’utiliser un objet qu’on a réalisé de ses
mains.
Les puristes, qui sont fiers de pratiquer la forme pure et première du surf, diront qu’un handboard est
inutile, cependant les palmes sont également un artifice et un handboard permet de passer des sections rapides et d’avoir un peu plus de vitesse dans les vagues molles. Je trouve qu’il est aussi
très agréable de sentir sous la main la planche glisser sur la vague.
Matériel utile, voire incontournable si vous n'avez pas les pieds et les
épaules de Ian Thorpe : une paire de palmes plutôt courtes et une combinaison si l’eau est fraîche. Les palmes peuvent être plus longues que celles de bodyboard pour avoir plus de vitesse (mais
ne prenez quand même pas des palmes de plongée de 1m de long, c’est pas très maniable ;-).
Indispensable : savoir bien nager et être familiarisé avec les vagues
surtout si leur taille vous impressionne. Avoir une bonne condition physique. S’informer sur les particularités du spot (baïnes, courants, rochers, corail,…), ne pas surfer seul.
Règles de priorité : sur un spot lorsqu’il y a du monde, il faut
respecter des règles de priorité pour la sécurité et la paix de chacun (je hais les taxeurs, surtout lorsque je suis en bodysurf). Pour en prendre
connaissance je vous invite à visiter le site de la fédération française de surf.
www.surfingfrance.com/federation/reglementation/reglementation-pratique-du-surf/reglementation-de-la-pratique-du-surf
Enfin nous sommes en mer alors il faut pas surestimer ses capacités et partir du principe
qu’il ne faut compter que sur soi en cas de pépin (il est rare d’avoir son portable sur soi pour appeler du secours) tout en oubliant pas que la
solidarité et l’entraide vis-à-vis des autres est une règle.
par Thierry
publié dans :
Bodysurf
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Un livre : s’il faut en avoir un, c’est celui là, complet, beau, indispensable :
"BODYSURFING" de Hugo Verlomme et Laurent Masurel aux éditions Atlantica
Les matériaux
Il y a au moins deux options possibles : le bois ou la mousse stratifiée (recouverte) avec du tissus de fibre de verre imbibé de résine comme
pour fabriquer un surf.
Le bois est plus lourd mais beaucoup plus simple à mettre en œuvre : découpe à la scie
sauteuse, rabot électrique ou à main, ciseau à bois, papier de verre et enfin vernis pour la finition. Seul inconvénient du bois, il est plus difficile de faire des formes complexes en raison de
la dureté du matériau.
Une exception : le balsa, très beau, mais il est rare d’en avoir sous la main et il est fragile, il faut donc au moins le vernir ou même le
stratifier.
Mon premier handboard en bois :

La mousse : polystyrène (type emballage) ou mousse polyuréthane (type mousse d’isolation à
cellules fermées) : le polystyrène est moins facile à shaper (façonner) car fait de petites billes plus ou moins collées les unes aux autres suivant la densité et la qualité de la mouse. Si
vous connaissez un shaper pro sympa demandez lui une chute de mousse, vous serez sûr d'avoir un matériau adapté.
La résine : époxy (met longtemps - 40mn - à durcir) ou polyester( durcit très vite – 10mn –
il faut donc travailler vite). Attention, la résine polyester fait fondre la mousse polystyrène.
Pour faire mon handboard j’ai récupéré une plaque de mousse polyuréthane
d’isolation et je l’ai stratifiée avec de la résine époxy, deux couches de tissus de fibre de verre dessus et dessous, et trois sur les cotés. Il est préférable d’utiliser un tissus avec un
grammage assez faible pour qu’il épouse facilement les formes de la mousse, d’autant plus que la planche est petite. Comme on peut le voir sur les photos (dans l'article sur le shape), la
stratification et le glaçage ne sont pas très beaux mais j’ai réussi à avoir une surface bien lisse au niveau de la carène et des rails.
par Thierry
publié dans :
Handboards
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